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NEC : Un outil pour distinguer les objets de contrefaçon

NEC vient de tester un dispositif de reconnaissance d’images qui sert à distinguer rapidement les objets contrefaits.

On trouve sur un Boeing 747 environ 6 millions de pièces dont la plupart sont des boulots, des rivets et des vis. La maintenance de ces pièces peut prendre plusieurs heures. Mais désormais, NEC propose une solution qui permettrait de simplifier cette tâche.

Après 3 ans de recherche, la firme japonaise qui a délaissé progressivement le secteur de l’électronique grand public au profit de l’électronique pour entreprise propose de relever l’empreinte digitale de chaque pièce. Cela permettra alors de le suivre durant leur cycle de vie. D’après Rui Ishimaya, responsable auprès du groupe, même si 2 objets identiques sont produits la même heure par une même machine, leur empreinte sera différente.

Analyse d’image

Avec un Smartphone doté d’un APN de qualité, une personne prend au hasard un boulon au sein d’un paquet de boulons fabriqué sur la même ligne et le met en dessous de l’objectif du Smartphone. Avec une application spécifique, il prend une image macro de la tête du boulon. Quand l’image est transférée dans le Cloud, elle est analysée et comparée à une large base de données de l’usine de production de boulon. En seulement 1 seconde, on peut répertorier le boulon avec toutes ses références : lieu de production, date de fabrication…

D’autres usages

Rui Ishimaya explique que ce genre de procédé ouvre vers plusieurs possibilités. Un avionneur pourra par exemple savoir l’état de contrôle de chaque pièce sur l’appareil ; un fabricant d’équipements électroniques pourra aussi reconnaître une puce défaillante et savoir si les autres modèles produits au même moment ont aussi le même défaut…

NEC teste actuellement sa technologie auprès de différentes industries du Japon. Il prévoit aussi côtoyer les entreprises de luxe et les secteurs très sensibles à la contrefaçon. Un simple Smartphone permettrait aux douanes qui collaborent avec les grandes marques de savoir un vêtement ou des médicaments sont faux.

Le groupe japonais envisage de commercialiser son outil d’ici quelque mois, mais le groupe n’a pas encore annoncé d’objectifs en matière de chiffre d’affaires.

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